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Le départ
Tout a commence un 16 décembre après l’arrêt du projet véhicule sur lequel
je travaillais. Me retrouvant « sans travail », et ayant "malencontreusement" coche la case international une fois dans l’entretien de fin d’année précédente, voila que l’on me dit avoir pense a moi pour une place au Brésil la veille des vacances de noël
Apres mure réflexion, la décision est prise : on part.
L’organisation d’un départ en expatriation ne se fait pas tout seul mais bon finalement, l’heure du déménagement arrive.
798,5 kg pour un maxi de 800, 45m3 en garde meuble avec un emballage de meuble Ikea digne d’un Louis XV.3 jours de labeurs et plus de préparation pour le tri des affaires à emmener.
Les parkas ne sont pas vraiment nécessaires mais l’essentiel n’a pas été oublié
140kg de livres
140kg de jouet
tout les DVD
les casseroles, les livres de cuisine,… faut pas pousser
mon mac.
En plus de tout cela, j’ai profite de quelques voyages d’affaire pour importer quelques affaires et du voyage initial pour prendre encore 7 valises de 30 kg. Question de survie…
(photos du demenagement/depart en avion)
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Les premiers jours
L’arrivée s’est faite au début du mois de juillet pour laisser le temps a tout le monde de trouver ses marques avant l’entrée a l’école de Mathilde. Un mois d’hôtel en attendant les papiers officiels nous permettant de faire atterrir notre conteneur et d’emménager dans notre « petit » appartement. Chat, restaurant, balades de reconnaissance de la ville.
(photo des premiers jours)
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L’appartement
Pour trouver notre appartement, nous avons fait ensemble un voyage de reconnais
sance au mois de mars. Cette visite a été faite avec l’aide de Sabine qui parlant bien portugais a permis d’expliquer nos attentes. Un appartement clair avec un jardin dans le centre ville.
Cette appartement a de nombreux avantage :
- peu de vis-à-vis. Nous avions vu des tours de 25 étages les unes a cote des autres avec vue panoramique sur béton..
- un espace réserve en gazon tout autour avec une piscine au soleil. De nombreux immeubles ne disposent souvent que de courette en carrelage. Difficile d’imaginer des enfants jouant dans ces lieux impersonnels
- beaucoup de luminosité : avantage notable en hiver car n’ayant aucune isolation thermique, le soleil chauffe facilement les lieux
- de l’espace : 300m2, de grandes pièces biens disposées avec une séparation coin jour/coin nuit.
- De nombreux rangement : pas besoin d’armoires.
- Une situation élevée (12ème étage) pour la vue et le soleil
Avant d’y entrer, nous y avons fait faire quelques travaux pour changer la moquette hors d’age par du parquet (pas forcement de bonne qualité) et de la moquette pour le coin chambre, mis des portes pour séparer le grand salon de 100m² inchauffable du reste de l’appartement.
L’emménagement s’est fait fin juillet avec le peu de meuble potable issu du stock Renault soit une table, des chaises et un lit pour tous. Mais apres un mois d’hôtel ,c’était suffisant pour demarrer.
A partir de la a commencé la course aux magasins de meuble pour remplir.
Et voila le résultat
(Photos appartement)
Panoramique du salon
Vue de la fenetre
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Visite de la ville
Curitiba est connue pour être la ville la mieux organisée du Brésil et fait figure d’exemple pour de nombreux points comme son réseau de bus, l’écologie et le triage des ordures, ses parcs, sa sécurité routière (beaucoup de radars fixes dans les lieux stratégiques et non pompe a fric)
La sécurité est une des meilleures du Brésil mais il ne faut pas pour autant perdre de vue que nous sommes au Brésil et que les inégalités sont là, donc ne pas tenter le diable (rouler les portes et fenêtres fermées, limiter les déplacements a pied,…)
La ville est dans le format des villes américaines du nord (le modèle américain a remplacé le modèle européen au milieu du siècle dernier, d’où la destruction progressive du centre historique et le bétonnage forcené) : très étendue avec de nombreux immeubles de grande taille (25 étages) pour le centre. Tous les déplacements ou presque doivent se faire en voiture dans des rues pour la plupart en sens unique, ce qui rend l’orientation facile.
Par contre, la circulation est fluide, les parcs et les espaces verts nombreux, les arbres sur les trottoirs aussi.
(photos de la ville)
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Le climat
Le climat ici est spécial : nous sommes au sud du tropique du capricorne mais a 1000m d’altitude d’où une relative fraîcheur en hiver (le thermomètre peu descendre en dessous de 0) et la pluie est omniprésente (tropicale ou pas, les gouttes sont grosses et violentes)
L’été est quand même chaud (30° en moyenne), orageux quasi tous les jours, et tres lumineux (lunettes de soleil obligatoire)
Il y a une blague ici qui dit : qui y a-t-il après 2 jours de pluies ? un lundi.
Par contre le rechauffement climatique a aussi des repercutions sur le climat local, tout le monde le dit, ce n'est plus comme avant. Lorsque nous sommes arrive en juillet 2005, soit en plein hiver, nous avons eu un soleit de plomb et des temperatures dignes d'un ete francçais mais c'etait pour mieux reculer: alors qu'en France il y a eu un super été indien, ici il a fait tres froid et gris pendant presque 3 mois entre mi aout et mi novembre. Autre épisode remarquable, une periode de secheresse et de soleil sans précédent entre mars 06 et decembre 06 obligeant les autorités a faire des coupures d'eau dans différents quartiers par rotation. En opposition, en 2000, il y a eu 364 jours de gris et de pluie su 365... A noter que lors du mois de mars 07, nous avons ateind un point bas concernant l'humidite avec moins de 13% a Sao Paulo et moins de 25% ici a Curitiba ce qui est trés faible.
Enfin, il ne fait pas trop mauvais et l'on bronze facilement...
Pour suivre la meteo de Curitiba
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La vie courante
Metro boulot dodo. Non ici, c’est un peu different que ce que l’on peut vivre en France ou dans tout autre grande ville du Monde.
En effet, il y a les transports mais pas de métro. Il faut savoir que le taux de ménage avec une voiture est relativement faible. Par contre, il existe des personnes avec beaucoup de voiture. Par exemple dans notre immeuble, il y a un couple de vieux avec une BMW 3, une Honda Accord, une Mercedes SLK et Honda Civic. Il y a aussi dans la ville des porches Cayenne et des Ferrari a 300 000 dollars la bête…
Le niveau de vie est très différent entre les riches et les pauvres. Pour en revenir aux transport, Curitiba possède le meilleur système de transport urbain aérien du monde (bus) avec des circuits en site propre et le prix du billet est relativement faible (1R$) quelque soit le parcours.
Les rues a grandes circulation sont pour la plupart a sens unique ce qui évite de nombreux embouteillages. Je mets en effet 25min pour faire 22 km tout les jours quelque soit l’heure ou presque de départ alors qu’a Paris, il fallait compter le double pour la même distance.
Le Boulot, parlons-en. Ici ce n’est pas le paradis et les modes de pensée sont relativement différents de ce que l’on peut rencontrer dans le monde occidental d’où quelques difficultés pour faire fonctionner les choses. Mais les gens sont sympathique ce qui aide et relativise les choses.
L’usine est relativement récente (1998) et Renault est très peu connu au Brésil ce qui nous cause d’autre difficulté. Le plan lanceé au milieu d’année est peut être le plan de la dernière chance…
Elle est situee a São Jose Dos Pinhas en banlieue proche de Curitiba.
Dodo : bon dans notre 300 m² avec une chambre pour tous, cela se passe pas trop mal. Par contre, le brésilien aime le bruit et faire la fête. Ce qui fait que le jeudi, le vendredi et le samedi soir, il y a du bruit dans la rue. Avec nos vitrages feuille de cigarette... Il y aussi les courses de voitures la nuit et les Harley Davidson au pot d’échappement particulièrement bruyant. Ce qui explique pourquoi de temps en temps nous nous échappons vers la cote ou Ilha do Mel sans voiture.
La vie courante, c’est aussi les courses que l’on peut faire dans les grandes surfaces qui petit a petit prennent des allures de grande surface Européenne, certainement a cause de l’arrivée de Carrefour ou d’autres. Mais pour les brésiliens aises et les autres, le must reste les shopping, des galeries commerçantes ou les gens vont faire du lèche-vitrine sans forcement acheter, manger un morceau , bref, passer le temps car ceux-ci sont ouvert tout les jours de la semaine, dimanche compris, et tard le soir (22h)
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La vie sociale
Quand on est expatrié, on a tendance à rechercher autour de soi des personnes qui partagent nos racines. De ce fait, une grande partie de la vie sociale se fait au travers d’échanges avec des français ou des francophones. Il faut rappeler que le Brésilien est assez secret et que l’on ne rentre pas comme cela dans le cercle restreint de la famille. Chaque appartement (pour les plus grands évidemment) a d’ailleurs un salon social ou l’on peut éventuellement inviter des extérieurs. Mais il est courant d’être invité dans un restaurant a l’extérieur ( soit dit en passant, cela vaut souvent mieux car la cuisine brésilienne n’est pas exceptionnelle...)
Donc nous faisons beaucoup de fêtes chez les uns et les autres au travers d’anniversaire, de churrasco ou tout autre raisons.
Il existe une association des femmes françaises créée au début de l’arrivée de Renault au moment ou il y avait 200 expatries. Maintenant, avec une trentaine de personnes, l’association permet surtout de mettre le pied a l’étrier des nouvelles arrivantes.
La despedida est la fête organisée a l'occasion du depart de quelqu'un : c'est le moment des séparations avec ceux qui restent et avec le Bresil et les Breésiliens même si les amis Brésiliens sont peut nombreux.
Vous pouvez trouver avec ce lien les meilleures photos des fêtes que nous avons organisée ou auquelles nous avons participé
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Les elections
En cette annee 2007 d'elections françaises, il faut voir la difference qui existe entre une campagne presidentielle Bresilienne et Françaises.
En 2006 a eu lieu les elections presidentielles bresiliennes a la mode americaine. En meme temps ques ces elections, les electeurs eaient appeles aux urnes pour elires les deputes, les chambres federales, locales, les maires et bien d'autres encore. Le vote est obligatoire, en cas d'absence, vous payez une multa (amende) et vous ne pouvez pas vour presenter a certains postes publics. Meme si l'amende n'est pas tres elevee, la deuxieme punition est plus importante car ici, comme en France, les fonctionnaires sont nombreux.
La campagne electorale est loin d'etre comme la notre : avant aout aucune allusion dans les journaux, dans la rue ou ailleurs. Par contre a partir du moment ou la campagne officielle demarre, les spots publicitaires tournent en boucle sur toutes les radios et tele : vu le nombre de candidats et de postes a pourvoir, c'est quasiment 1h de pub le soir a la tele a partir de 8h et 1h trois fois par jour a la radio.
Mais c'est une campagne tres consensuelle avec son principal sujet : la corruption. Lula a d'ailleur failli se faire prendre la main dans le sac entre les 2 tours (qui sont espaces de 1 mois) mais finalement, une autre personne a joue les fusibles...
Ici comme la main d'oeuvre n'est pas chere, la publicite dans la rue ( je parle de pub car cela y ressemble vraiment et les politiques ici font de la pub regulierement a la radio ou ailleur pour vanter leur action) est faites par des gens agitant des drapaux avec les numeros des candidats. En effet, le nombre d'illetre est important et le vote etant fait par des machines a voter (avec son lot de question concenrant la fraude), tous les candidats portent un numero...
Vous trouverez quelques images par ici
Pour nos elections, exeptionnellement, il y a eu un bureau de vote a Curitiba pour les 3 états du sud du Brésil soit pres de 550 inscrits. Le vice consul avait bien fait les choses et nous sommes alles voter dans une ambiance familliale. En fait, cette mobilisation resultait d'une demande du ministere pour renforcer le nombre d'urne a travers le monde, avant, il fallait aller a Sao Paulo pour voter. Cette consigne a ete suivie par le monde entier et nous avons beaucoup entendu parler des français de l'etranger cette annee-là ( avec les idees sogronues de quelques uns comme faire payer des impots au français de l'etranger par solidarité...)
cf article du monde et photos
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La coupe du monde
Ah, vivre une coupe du monde au pays du football avec l'elimination du pays par la France... Quel moment. En fait, ici le pays s'arrete literalement lorsqu'a lieu les matches de l'equipe nationale : les rues sont desertes, les embouteillages monstres et les accidents de la route nombreux avant les matches (Elisabeth a d'ailleurs failli en avoir un car les gens trouvaient qu'elle ne roulait pas assez vite)
Le jour des match de l'equipe donc, les familles se rassemblent pour partager ce moment, les cafes sont pleins, les rues sont vides et l'usine est arretee. Oui, vous aavez bien vu, l'usine est arretee les jours de match de l'équipe du Brésil ( pas celle de la France ou de l'Argentine ennemi jure des locaux). L'ambiance est bonne enfant mais je n'ai pas voulu allez voir le match France Brésil dans un cafe local comme certains ont osés le faire ( en se faisant passer pour des canadiens il est vrai...) Apres les match gagnes, comme toujours ici, c'est petarade, klaxons et scenes de rues pour fêter la victoire.
Bon on a gagné le match mais je n'ai surtout pas fait le fier, ils ont encore la finale de 98 en travers de la gorge...
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Noel et nouvel an
Il faut le voir pour le croire. Tout d'abord le temps : nous sommes en plein été et il n'est pas rare que la temperature depasse les 30° a l'ombre. Donc les fêtes de fin d'année ont quelques choses de depaysant sous ces latitudes.
Pour les Brésiliens, fetes de fin d'année est sinonyme de plage, biere et copains. Donc durant cette période de vacance qui s'etant du week -end avant noel jusqu'au carnaval, les plages sont bondées, les pousadas coutent deux a trois fois plus cher et c'est a celui qui boira le plus de biere (il faut voir les balcons des maisons remplis de canettes vides...)
Le nouvel an est un des moments préférés des Bresiliens car evidement il permet de faire la fête (avec moulte feux d'artifices plus ou moins bien sécurisés, ils aiment bien le bruit pour rappel) mais aussi quelques croyances issues de la période de l'esclavage et des origines africaines : ils jettent des fleurs dans la mer pour attirer la sympathie de la deesse qui leur apportera fecondite et properite. Ils sont souvent a cette occasion vétus de blanc comme symbole de la paix. (Le bleu est le symbole de la joie, le rouge de l'amour)
Nous avons profiter du retour de la famille et de la venue de la famille Defert pour arroser avec du bon champagne la nouvelle année 2008.
C'est a partager par ici
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